
La classification des extincteurs repose sur un principe simple : chaque type de feu exige un agent extincteur adapté. Utiliser un extincteur à eau sur un feu d’huile de friture, par exemple, provoque une boule de feu par projection de gouttelettes brûlantes. À l’inverse, un extincteur CO2 dans un local confiné sans ventilation présente un risque d’asphyxie.
En France, le code du travail (articles R4227-28 à R4227-33) impose à chaque employeur de mettre à disposition des extincteurs adaptés aux risques identifiés dans ses locaux. Le choix repose sur la nature des matériaux présents, la surface du local et les activités exercées.
Ce guide vous explique comment identifier chaque classe de feu, quel extincteur choisir pour chaque situation et comment lire les étiquettes réglementaires.
Les 5 classes de feu : comprendre la nature du combustible
Avant de choisir un extincteur, il faut identifier la classe de feu à laquelle on risque d’être confronté. La norme européenne EN 2 définit cinq classes, chacune correspondant à une famille de combustibles.

Tableau des 5 classes de feu
| Classe | Type de combustible | Exemples concrets | Pictogramme |
|---|---|---|---|
| Classe A | Matériaux solides formant des braises | Bois, papier, carton, tissu, plastique, caoutchouc | Triangle vert avec la lettre A |
| Classe B | Liquides ou solides liquéfiables inflammables | Essence, huile moteur, alcool, solvants, peintures, graisses industrielles | Carré rouge avec la lettre B |
| Classe C | Gaz inflammables | Propane, butane, gaz naturel, acétylène, hydrogène | Cercle bleu avec la lettre C |
| Classe D | Métaux combustibles | Magnésium, aluminium en poudre, sodium, lithium, titane | Étoile jaune avec la lettre D |
| Classe F | Huiles et graisses de cuisson (auxiliaires de cuisson) | Huile de friture, graisse animale, margarine dans friteuses et hottes | Hexagone noir avec la lettre F |
Classe A : les feux de matériaux solides
Les feux de classe A concernent tous les matériaux qui forment des braises en brûlant. Ce sont les plus courants en milieu professionnel : papier dans les bureaux, palettes dans les entrepôts, textiles dans les ateliers de confection.
La particularité de ces feux est qu’ils couvent en profondeur. Même après extinction des flammes visibles, les braises peuvent se réactiver. L’agent extincteur doit donc pénétrer et refroidir la matière en profondeur. C’est pourquoi l’eau (avec ou sans additif) est l’agent le plus efficace sur cette classe.
Classe B : les feux de liquides inflammables
Les feux de classe B brûlent en surface par évaporation du liquide. Ils se propagent rapidement car le liquide s’écoule et peut enflammer d’autres zones. On les rencontre dans les garages, les ateliers de peinture, les stations-service et partout où des solvants sont manipulés.
L’extinction passe par l’étouffement (couper l’apport en oxygène) ou l’inhibition chimique de la flamme. L’eau en jet est inefficace, voire dangereuse : elle disperse le liquide en feu.
Classe C : les feux de gaz
Un feu de gaz ne doit être éteint que si la fuite peut être coupée immédiatement. Éteindre la flamme sans couper la source crée un risque d’explosion : le gaz continue de s’accumuler et la moindre étincelle provoque une déflagration.
L’extincteur à poudre ABC est le seul agent efficace sur les feux de gaz. Son action d’inhibition chimique stoppe la réaction de combustion.
Classe D : les feux de métaux
Les feux de métaux sont rares mais extrêmement dangereux. Le magnésium brûle à plus de 3 000 °C, et l’eau provoque une réaction violente (production d’hydrogène). Les extincteurs standards sont tous contre-indiqués.
Seules des poudres spéciales (à base de chlorure de sodium ou de graphite) permettent d’éteindre ces feux par étouffement. Les industries métallurgiques et les laboratoires manipulant du lithium doivent disposer d’extincteurs de classe D dédiés.
Classe F : les feux d’huiles de cuisson
Ajoutée à la norme EN 2 en 2005, la classe F concerne spécifiquement les huiles et graisses utilisées en cuisine professionnelle. Ces feux atteignent des températures supérieures à 350 °C et présentent un risque majeur de réinflammation.
L’agent extincteur dédié (solution à base de sels de potassium) crée une croûte de saponification à la surface de l’huile, coupant l’apport en oxygène et empêchant la réinflammation. L’eau est strictement interdite sur ces feux : elle provoque une explosion de vapeur et projette l’huile brûlante.
Les 6 types d’extincteurs : agents, performances et limites
Chaque type d’extincteur contient un agent extincteur adapté à une ou plusieurs classes de feu. Le choix dépend du risque identifié, mais aussi de l’environnement : un extincteur à poudre est polyvalent mais laisse des résidus corrosifs sur les équipements électroniques.

Tableau comparatif des 6 types d’extincteurs
| Type d’extincteur | Agent extincteur | Classes adaptées | Usage principal | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Eau pulvérisée | Eau en gouttelettes fines | A | Bureaux, entrepôts, logements | Interdit sur feux électriques et liquides inflammables |
| Eau + additif (AFFF) | Eau avec tensioactif filmogène | A, B | Ateliers, garages, stockage mixte | Résidus à nettoyer, interdit sur métaux |
| Mousse AFFF | Mousse filmogène fluoroprotéinique | A, B | Industrie, hydrocarbures, stockage liquides | Pas compatible tension électrique, résidus importants |
| Poudre ABC | Phosphate monoammonique | A, B, C | Usage polyvalent, extérieur, véhicules | Résidus corrosifs, visibilité réduite, dommages électroniques |
| CO2 (dioxyde de carbone) | Gaz CO2 sous pression | B (et équipements sous tension) | Salles serveurs, laboratoires, tableaux électriques | Portée courte (2-3 m), risque asphyxie en local fermé, inefficace classe A |
| Classe F (wet chemical) | Solution de sels de potassium | F (et souvent A) | Cuisines professionnelles, friteries, cantines | Usage très spécialisé, coût plus élevé |
Pour approfondir la comparaison entre les deux types les plus courants en entreprise, consultez notre article CO2 ou poudre : quel extincteur choisir ?
Extincteur à eau pulvérisée
C’est le modèle le plus répandu. L’eau est projetée en fines gouttelettes qui refroidissent le combustible en dessous de sa température d’inflammation. Son efficacité sur les feux de classe A en fait le choix naturel pour les bureaux, les écoles et les habitations.
Son principal défaut : il est strictement interdit sur les feux de liquides inflammables (projection de liquide en feu) et sur les équipements sous tension (risque d’électrocution).
Extincteur à eau + additif (AFFF)
L’ajout d’un tensioactif (agent filmogène) à l’eau améliore considérablement les performances. Le film aqueux se dépose à la surface du liquide en feu et coupe l’apport en oxygène. Ce type est efficace sur les classes A et B, ce qui en fait un choix polyvalent pour les ateliers et les garages.
Extincteur à mousse
La mousse AFFF (Aqueous Film Forming Foam) agit par étouffement : elle recouvre la surface du combustible d’un film étanche qui empêche l’évaporation et coupe l’oxygène. Très efficace sur les nappes de liquides inflammables (classe B), elle est utilisée dans l’industrie pétrolière et les zones de stockage de solvants.
Extincteur à poudre ABC
Le plus polyvalent de tous : la poudre ABC (phosphate monoammonique) agit simultanément par étouffement, refroidissement et inhibition chimique. Il couvre les classes A, B et C, ce qui en fait le choix par défaut pour les véhicules, les chantiers et les environnements extérieurs.
Son inconvénient majeur : la poudre est extrêmement corrosive. Dans une salle serveur, les dégâts causés par la poudre dépassent souvent ceux du feu lui-même. C’est pourquoi les environnements sensibles privilégient le CO2.

Extincteur CO2 (dioxyde de carbone)
Le CO2 agit par étouffement et refroidissement instantané (la température de sortie atteint -78 °C). Il ne laisse aucun résidu, ce qui en fait le choix idéal pour les salles serveurs, laboratoires et tableaux électriques.
Ses limites sont réelles : portée courte (2 à 3 mètres), efficacité quasi nulle sur les feux de classe A (pas de pénétration dans les braises) et risque d’asphyxie dans les locaux de moins de 20 m². La durée de vie d’un extincteur CO2 est généralement de 10 ans avant réépreuve.
Extincteur classe F (wet chemical)
Spécialement conçu pour les feux de cuisine, il projette une solution alcaline de sels de potassium. Au contact de l’huile en feu, cette solution provoque une réaction de saponification : elle transforme la surface de l’huile en un savon solide et imperméable qui étouffe le feu et empêche la réinflammation.
Toute cuisine professionnelle — restaurant, cantine, traiteur — doit disposer d’au moins un extincteur de classe F à moins de 5 mètres des appareils de cuisson.
Quel extincteur pour quel lieu ?
Le choix de l’extincteur dépend du risque dominant dans chaque zone. Un même bâtiment peut nécessiter plusieurs types d’extincteurs selon les locaux. Voici les recommandations par type de lieu.

Tableau de correspondance lieu / extincteur recommandé
| Lieu / local | Risque dominant | Extincteur recommandé | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| Bureau, open space | Papier, carton, mobilier (classe A) | Eau pulvérisée 6 L ou eau + additif | Efficace sur braises, pas de résidus corrosifs |
| Cuisine professionnelle | Huiles de cuisson (classe F) | Classe F (wet chemical) | Saponification, empêche la réinflammation |
| Atelier, garage | Solvants, huiles (classes A + B) | Eau + additif AFFF ou poudre ABC | Couvre les feux de solides et de liquides |
| Salle serveur, local informatique | Équipements sous tension (classe B) | CO2 | Aucun résidu, compatible tension électrique |
| Parking souterrain | Carburant, plastiques (classes A + B) | Poudre ABC 9 kg | Polyvalent, efficace en extérieur/semi-ouvert |
| Local technique / chaufferie | Gaz, équipements électriques (classes B + C) | Poudre ABC ou CO2 | Couvre gaz et liquides, poudre si gaz dominant |
| Exploitation agricole | Foin, fourrage, carburant (classes A + B) | Eau + additif (bâtiment) + poudre ABC (engins) | Double dotation selon les zones |
| Laboratoire chimique | Solvants, métaux, gaz (classes B + C + D) | CO2 + poudre spéciale classe D | CO2 pour solvants, poudre spéciale pour métaux |
Pour les exploitations agricoles, les risques sont variés : foin et paille (classe A), carburant des engins (classe B), installations électriques vétustes. Une double dotation est souvent nécessaire.
Le nombre d’extincteurs requis dépend de la surface : consultez notre guide sur combien d’extincteurs prévoir par m² pour respecter la réglementation.
Comment lire l’étiquette d’un extincteur
Chaque extincteur porte une étiquette réglementaire qui fournit toutes les informations nécessaires à son utilisation. Savoir lire cette étiquette est indispensable pour vérifier que l’appareil est adapté au risque.
Les informations présentes sur l’étiquette
L’étiquette d’un extincteur conforme à la norme NF EN 3 comporte les éléments suivants :
- Le type d’agent extincteur : eau, poudre, CO2, mousse, wet chemical. Indiqué en toutes lettres et par un code couleur sur la partie supérieure de l’étiquette.
- Les classes de feu compatibles : pictogrammes normalisés (A, B, C, D, F) indiquant sur quels types de feu l’extincteur peut être utilisé en toute sécurité.
- Le foyer-type : une notation comme « 21A-144B-C » qui quantifie la capacité d’extinction. Le chiffre devant la lettre indique la taille du foyer normalisé que l’extincteur peut éteindre.
- La contenance ou le poids : 6 litres pour l’eau, 6 ou 9 kg pour la poudre, 2 ou 5 kg pour le CO2.
- Les pictogrammes de danger : barres rouges indiquant sur quels feux l’extincteur ne doit PAS être utilisé.
- Le mode d’emploi illustré : schémas montrant les étapes d’utilisation (dégoupiller, viser, presser, balayer).
- Le marquage CE et le numéro d’organisme notifié : certification de conformité européenne.
- La date de fabrication et la date de prochaine vérification : essentielles pour le suivi de maintenance.
Décrypter le foyer-type
La notation « 21A-144B-C » se lit ainsi :
- 21A : l’extincteur peut éteindre un foyer normalisé de classe A de taille 21 (bûcher de bois de 2,1 m de long).
- 144B : il peut éteindre un foyer de classe B de 144 litres de liquide inflammable.
- C : il est également efficace sur les feux de gaz (pas de chiffre, car il n’y a pas de foyer normalisé pour le gaz).
Plus le chiffre est élevé, plus l’extincteur est performant. Un extincteur « 55A-233B-C » est plus puissant qu’un « 21A-144B-C », mais aussi plus lourd et plus cher.
Erreurs fréquentes dans le choix des extincteurs
Certaines erreurs de choix sont dangereuses, d’autres simplement coûteuses. Voici les plus courantes, observées lors de nos audits chez des entreprises de la région lyonnaise.
Erreur n°1 : utiliser un extincteur CO2 sur un feu de cuisine grasse
Le CO2 projette un gaz à -78 °C sur de l’huile à plus de 350 °C. Le choc thermique provoque des projections violentes d’huile brûlante. De plus, le CO2 n’empêche pas la réinflammation : l’huile reprend feu dès que le gaz se dissipe.
Seul un extincteur de classe F est adapté aux feux d’huiles de cuisson.
Erreur n°2 : installer un extincteur à poudre dans une salle serveur
La poudre ABC éteint efficacement le feu, mais les résidus de phosphate monoammonique sont hautement corrosifs. Ils pénètrent dans les composants électroniques, les connecteurs et les disques durs. Les dégâts matériels causés par la poudre dépassent souvent le coût du feu lui-même.
Pour les locaux informatiques, le CO2 est le choix adapté : il éteint le feu sans laisser de résidu.
Erreur n°3 : ne disposer que d’un seul type d’extincteur
Un bâtiment avec des bureaux (classe A), un parking (classes A+B), une cuisine (classe F) et un local technique (classes B+C) nécessite au minimum trois types différents. Installer uniquement des extincteurs à poudre ABC parce qu’ils sont « polyvalents » ignore le risque cuisine (classe F non couverte) et cause des dégâts inutiles dans les bureaux.
Erreur n°4 : oublier le risque électrique
Un extincteur à eau en jet plein est conducteur d’électricité. L’utiliser sur un tableau électrique sous tension expose l’utilisateur à un risque d’électrocution. Deux solutions : un extincteur CO2 (idéal) ou un extincteur à eau pulvérisée avec additif portant la mention « compatible équipements sous tension 1 000 V » (acceptable).
Erreur n°5 : ne pas vérifier la date de péremption
Un extincteur non vérifié perd sa fiabilité. La pression diminue, les joints se dégradent, la poudre se tasse et devient inefficace. La vérification annuelle est obligatoire (article R4227-39 du code du travail). Pour connaître les coûts, consultez notre page sur le tarif de vérification des extincteurs.
Normes et marquages obligatoires
En France, la réglementation des extincteurs repose sur un ensemble de normes européennes et de textes du code du travail.
« Les établissements doivent être dotés de moyens de lutte contre l’incendie adaptés à la nature des risques. Les extincteurs sont conformes aux normes en vigueur et entretenus selon les prescriptions du fabricant. » — Article R4227-29 du code du travail et norme NF EN 3-7.
Les normes à connaître
- NF EN 3 (parties 1 à 10) : norme européenne couvrant la conception, les performances, les essais et le marquage des extincteurs portatifs. C’est la norme de référence pour la certification.
- NF EN 2 : classification des feux (classes A, B, C, D, F). Définit les critères de chaque classe.
- NF S 61-919 : règles d’installation des extincteurs. Hauteur de fixation (poignée entre 0,80 m et 1,20 m du sol), distance maximale entre deux extincteurs (15 m en ERP, 30 m en ERT), signalétique.
- NF S 61-920 : maintenance et vérification des extincteurs. Vérification annuelle obligatoire par un technicien qualifié.
- Articles R4227-28 à R4227-39 : obligations de l’employeur en matière de moyens de lutte contre l’incendie.
Le marquage CE
Tout extincteur vendu en France doit porter le marquage CE, attestant sa conformité à la directive européenne 2014/68/UE relative aux équipements sous pression. Le marquage inclut le numéro de l’organisme notifié qui a certifié l’appareil (par exemple : « CE 0062 » pour le CNPP).
La marque NF
Bien que non obligatoire, la marque NF (délivrée par AFNOR Certification) garantit un niveau de qualité supérieur au minimum CE. Elle impose des essais supplémentaires et un suivi de production. La plupart des assureurs et des commissions de sécurité recommandent des extincteurs certifiés NF.
Pour les entreprises de la métropole de Lyon, notre équipe réalise un audit complet de votre parc d’extincteurs. La formation à la manipulation des extincteurs est également proposée pour vos équipes, conformément à l’obligation de l’article R4227-39.
Ce qu’il faut retenir
- 5 classes de feu (A, B, C, D, F) correspondent à 5 familles de combustibles. Chaque classe exige un agent extincteur spécifique.
- 6 types d’extincteurs couvrent l’ensemble des risques : eau, eau + additif, mousse, poudre ABC, CO2 et classe F.
- Le choix dépend du risque dominant par zone : un même bâtiment nécessite souvent plusieurs types.
- L’étiquette fournit toutes les informations : classes compatibles, foyer-type, mode d’emploi et date de vérification.
- Certaines erreurs sont dangereuses (eau sur feu d’huile, CO2 sur cuisine grasse) et d’autres coûteuses (poudre dans une salle serveur).
- La vérification annuelle et la réépreuve périodique sont des obligations légales qui conditionnent la fiabilité de l’appareil.
Questions fréquentes sur la classification des extincteurs
Quelle est la différence entre un extincteur à poudre et un extincteur CO2 ?
L’extincteur à poudre ABC est polyvalent (classes A, B, C) mais laisse des résidus corrosifs. L’extincteur CO2 ne laisse aucun résidu et convient aux équipements électriques, mais il est limité à la classe B et a une portée courte (2-3 m). Le CO2 est recommandé pour les environnements sensibles (informatique, laboratoire), la poudre pour les usages généraux et extérieurs. Notre comparatif détaillé est disponible sur la page CO2 ou poudre : quel extincteur choisir ?
Quel extincteur utiliser sur un feu électrique ?
Les feux d’origine électrique ne constituent pas une classe à part. Il faut d’abord couper l’alimentation si possible, puis utiliser un extincteur compatible avec la tension : le CO2 est le choix idéal (aucun résidu, non conducteur), la poudre ABC est acceptable. L’eau en jet plein est interdite. Certains extincteurs à eau pulvérisée avec additif portent la mention « 1 000 V » et peuvent être utilisés à distance de sécurité.
Combien d’extincteurs faut-il par surface ?
La réglementation impose au minimum 1 extincteur pour 200 m², avec au moins 1 appareil par niveau. La distance maximale entre deux extincteurs ne doit pas dépasser 15 mètres en ERP (établissement recevant du public) et 30 mètres en ERT (établissement recevant des travailleurs). Les locaux à risques spécifiques nécessitent des appareils supplémentaires. Consultez notre guide complet sur le nombre d’extincteurs par m².
Pourquoi l’eau est-elle interdite sur les feux de classe F ?
L’huile de cuisson brûle à plus de 350 °C. Quand l’eau entre en contact avec cette huile, elle se vaporise instantanément (son point d’ébullition est 100 °C). Cette vaporisation explosive projette l’huile brûlante dans toutes les directions, aggravant considérablement l’incendie et causant des brûlures graves. Seul un extincteur de classe F (wet chemical) agit par saponification sans provoquer de projections.
À quelle fréquence faut-il vérifier ses extincteurs ?
La vérification annuelle par un technicien qualifié est obligatoire (norme NF S 61-920 et article R4227-39 du code du travail). Elle comprend le contrôle visuel, la pesée, le test de pression et la vérification des accessoires. En complément, une réépreuve hydraulique est requise tous les 5 ans pour les extincteurs CO2 et tous les 10 ans pour les autres types. Consultez nos tarifs de vérification.
Vous ne savez pas quels extincteurs installer dans vos locaux ?
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